Saint François dans son histoire
Des fouilles archéologiques entreprises depuis 1995 à l'Anse à la Gourde ont confirm& laprésence d'Amérindiens Arawaks de 300 à 1400 après J.C. Mais ce n'est qu'en 1683 que la paroisse des Châteaux fut fondée par la mission des capucins qui la placérent sous le patronnage de Saint François d'assise. Ceci constitua le début du peuplement, dont on peut remarquer que le nombre d'habitants (4 570 au total en 1970), la taille des propriétés et la diversité des cultures étaient ibférieures aux autres communes du voisinage.
Il s'agissait de modestes colonisateurs blancs cultivant essentiellement le coton, mais employant un nombre élevé d'esclaves (4,3% de la population servile totale de la colonie).
L'époque de la Restauration, la culture de la canne à sucre représente déjà presque 50% de la superficie et on compte 36 "manufactures" de sucre utilisant 41 moulins, dont 30 à vent. Les autres cultures concernent le coton (avec70 manufactures), les vivres et le manioc (repartis entre 8 manufactures).
Ainsi Saint François s'était hissé au 3ème rang des communes, derrières les années précédant l'abolition de l'esclavage connurent une vague d'affranchissement et en 1835, 3 sucreries, 18 cotonnières et 8 vivrières sont propriété des libres de Saint François. Fin 1837 se mettent en place les premières institutions municipales, n'incluant pourtant pas encore les affranchis sur les listes électorales.
En dépit de ces aléas politiques s'affirme la vocation sucrière de la commune au détriment de celle du coton, avec en tête la plantation Sainte Marthe, dont les propriétaires, la famille Pauvert, sont intimement liès à la vie politique de la commune.
Avec l'abolition de l'esclavage, se posa le problème de la main d'oeuvre et malgré l'instauration d'un système de récompenses et médailles pour garder les travailleurs sur les exploitations, on dût recourir à la main d'oeuvre étrangère. Ces immmigrés, essentiellement en provenance de l'Inde, représentent bientôt 27% de la population de la commune qui s'éléve alors à 6 500 habitants, et lui permet ainsi de s'élever au rang de la première commune sucrière guadeloupéenne.
De ce fait, la bourgeoiserie saint franciscaine avec toujours en tête les propriétaires de la plantation Sainte Marthe, seule usine à vapeur sur la commune, domine la vie sociale guadeloupéenne et est également à l'origine de la tradition de l'élevage de chevaux de courses qui s'est maintenue jusqu'à nos jours
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Au début du 20éme siècle, Saint François fut la commune la plus durement touchée par les troubles sociaux et les mouvements de grèves ce qui contribua gradndement à l'élection en 1910 des premiers députés socialistes guadeloupéens (Légitimus et Boisneuf).
Lors d'un cyclone en 1928, Saint François fut la commune la plus durment touchée de la Guadeloupe avec 80 morts, 200 blessés et des dégats importants.Un autre cyclone "Hugo" devra plus tard en 1989, faire des dégats matériels importants.
A partir des années 30, l'hégémonie des familles de notables dans la vie politique semble prendre fin. La mairie passa de la famille Pauvert à Alexandre Macal en 1929, date de l'apparition des premiers patronymes indiens dans la vie politique saint franciscaine. Avec une interruption lors de la 2ème Guerre Mondiale, Macal restera en place jusque dans les années 70, quand Lucien Bernier prend sa succession. Il devra rester à la tête de la commune pendant plus d'un quart de siècle et remplir paralèllement les fonctions de conseiller général, sénateur et président du conseil général.
Depuis 1989, Ernest Moutoussamy (ppdg), député maire, préside à la mairie de Saint François. La commune engage des efforts pour le développement touristique de la région, vocation grandement facilitée par la présence des sites naturelles pittoresques, comme la Pointe des Chateaux. Toutefois, la vocation agricole de la commune reste entière dans la partie Nord.
La modernisation de centre bourg, la création d'infastructures sportives et culturelles, l'organisation et l'aménagement de nouvelles zones économiques ont fait de Saint François une ville énergique et ouverte et lui ont permis de devenir une des villes phares de la Guadeloupe en ajoutant une troisième activité: le tourisme.
La pêche: ici, la mer est un culte, la pêche est son symbole. Régulièrement on célébre la "Fête du Poisson et de la mer" (en avril) et la 'Fête des Marins" (en août). Deux rendez vous incontournables à la gloire des produits de la mer, ou population et touristes se cotoyent dans une ambiance fraternelle.
L'agriculture: autrefois consacrée essentiellement à la canne à sucre, la commune, par nécessité,a dù se tourner vers d'autres types de cultures. Les agriculteurs ont innové et diversifié.
Mais Saint François a gardé ses moulins, indispensable à la beauté du paysage et à la permanence du patrimoine culturel, ainsi que les concours de boeufs tirants qui continuent à déchainer les passions.
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