"Artocarpus incisa": le fruit à pain: y a t'il plus spectaculaire dans l'imaginaaire collectif que cet arbre prolifique, don de Dieu à la misère des nègres Agenda 1983. On raconte que c'est dans cette ville que fut planté le premier arbre à pain, introduit par le célébre capitaine Blight du "Bounty". Il changea les habitudes alimentaires de la population. Le visiteur reconnaît les lourds fruits et les larges feuilles en forme de main.
Morne à l'Eau est gros village très attachant, au point de contact avec la Mangrove à l'Ouest, des Grands Fonds au Sud et de la plaine de Grippon au Nord. On pourrait écrire qu'il symbolise assez bien la Guadeloupe "profonde". La grande place actuelle était l'ancien marché de cette commune qu'on appelait autrefois Bordeaux-Bourg. Les esclave pouvaient y vendre les produits des petits lopins de terre que parfois leurs maîtres les autorisaient à cultiver.
De nos jours, c'est le coeur de cette petite ville animée et colorée. On y remarquera l'église et édifice blanc des postes et des contributions dont on doit l'architecture à Ali Thur. Mais c'est surtout le cimetière qui retiendra l'attention. "Ceux qui sont mort ne sont jamais partis: ils sont dans l'ombre qui s'éclaire...Ils sont dans la case, ils sont sans la foule..."Bira go diop les tombes serrés l'une contre l'autre montent à l'assaut du Morne. Partout des carreaux de céramique blanche et noire dessinent un damier surprenant. L'ensemble compose une géométrie harmonieuse dont on oublierait facilement qu'elle structure un grand reposoire. Le tableau est tout à fait spectaculaire, lors de la fête des Milles Bougies à la Toussaints. Il témoigne bien de la grande freveur religieuse des Antillais.

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VIEUX BOURG
Rattaché à Morne à L'EAU, Vieux Bourg est un charmant village de pêcheurs,en marge du développement touristique; le lieu dégage une certaine fraîcheur. Le paysage est paisible, l'herbe pousse jusqu'à la mer, les gens sont simples et souriants.
Le petit port est un bon point de départ pour visiter les îles qui lui font face (îlot Macou, îlot Duberran). La mangrove peut aussi s'explorer de Vieux Bourg. On y a organisé récemment tout un réseau de découverte qui utilise l'ancien canal des Rotours (du nom d'un gouverneur de l'île) - Baron des Rotours), et ses nombreuses branches attenantes. Autrefois ce labyrainthe relaiat l'intérieue des terres au grand Cul de Sac. Il permettait les livraisons avec les quatre sucreries locales.
La dernière, l'usine Blanchet de Morne à l'Eau, fut fermée et abandonnée en 1979 pour être remplacé par un crématorium. Usine que son directeur, le feu Henri Léonard Gabriel de Labrousse a fait revivre et amener à la prospérité pendant plus de 30 ans. Elle devint le fleuron des sucreies guadeloupéennes. Gabriel de Labrousse, jusqu'à sa mort, fut un farouche défenseur de la production sucrière locale face aux intrigues politicofinancières métropolitaines et europ&ennes des "betteraviers". Son nom est à jamais gracé dans la mémoire mornalienne. "Magnum est saccharumm et prevalebit" grand est le sucre et qu'il régne
Plage Babin
Cette partie de l'île n'offre que de très peu de belles plages en raison de la proximité de la mangrove. Le décor est plutôt dominé par la verdure (gazon et palétuviers) et la mer n'attire pas forcément les baigneurs en raison de nombreux galets et de la couleur saumâtre due aux racines des arbres. Cette plage est intéressante car elle permet de rencontrer une population antillaise friande de pique nique dominicaux.
- Le cimetière, la fête patronale du 12 décembre
- La balade dans la mangrove, le canal des Rotours
- Le Piit à coq de Belair de novembre à juillet
- La journée du crabe au moment des fêtes de Paques
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