Le site de la rivière Duplessis rasemble une vingtaine de roches gravées, ornées de 150 dessins. Celui de la rivière du Bailif fut découvert après le passage du cyclone Maryline en 1995. Ces deux sites témoignent d'une occupation amérindienne, datant de 400 à 500 ans après J.C..

L'histoire du Baillif est intimement liée à celle de Basse Terre.
Le 26 janvier 1637, le gouverneur Charles de l'Olive concéde aux pères Dominicains une parcelle de terre s'étendant de la rivière des Pères à celle du Bailif. Baillif fut le théatre malheureux de nombreux combats et de rivaltés qui opposaient dans le partage de la colonnie Charles Houël à son beau frère Boisseret. Baillif fut aussi victime des invasions anglaises.

|

Suite à ces différents épisodes historiques, Baillif posséde de nombreux vestiges militaires comme le Fort de la Madeleine,la Batterie Sainte Dominique et la fameuse Tour du Père Labat (qui marque l'entrée du bourg). Cette tour fut construite en 1703 par le père Labat, chargé par le gouverneur Augé d'édifier un système de défense. Cet édifice, haut de quatre mètres, n'empêchât pas les anglais de détruire une nouvelle fois le commune

Si Baillif a connu aux premiers temps de la colonisation un développement rapide grâce à l'implantation des premières habitations sucrières, le début du XVIIIéme siècle marque son déclin.
Victime de deux attaques angalises en 1691 et en 1703, incendié et fréquemment endommagé par les débordements de rivières, il offre à Basse Terre la possibilité de devenir le chef lieu de la Guadeloupe.
|
Aujourd'hui Baillif a gardé sa vocation agricole: la Distillerie Bolgne produit l'un des rhums les plus réputés de l'île.

A voir et à faire
- Le saut d'eau de Matouba
- Les pétroglyphes de la cascade
- Le musée du café
- La fête patronale, le 8 août
|